
Gunteeths & Daniel Zamora
Etre c’est avant tout désirer, vouloir. Etre pour l’autre c’est donc avant tout vouloir se réaliser Par et Pour lui, dans une relation quasi dialectique entre deux êtres conscients de leur propre dépendance. Notre conscience de soi passe ici par notre conscience de l’autre. En ce sens, l’amour devient une anti-philosophie du sujet, où l'autre devient notre fin en soi.

"Elle me prend à la gorge sans prévenir, m’asphyxie et me réduit à néant, casse toute volonté et désir. Je m’anéantis pour enfin renaître, enfin être. C’est en toi que je perçois mon devenir, dans ton visage s’inscrivent les courbes de l’avenir."

"Un souffle d'inconstance m'emporte là-bas, au loin, au large, à mille lieues de « moi ».
Sans pour autant savoir qui je suis, je ressent cette lente dérive, cet éternel voyage en dehors de moi, il me consume, m'anéantis…
Je m'évapore, mon esprit se dissipe, il perd toute matérialité, toute force. Mot à mot je disparais, un regard, une rencontre suffirait pourtant à…
Cesser de penser quelques secondes, se taire. Inspirer. Expirer. Reprendre le dessus et enfin jouir de ma propre chair l'espace de quelques secondes seulement…"
« Tout a coup, un silence me prit d'assaut, je ne sais pas ce qui
Gunhteeths & Daniel Zamora
Premier Mouvement.
Pourquoi j’écris ? Je ne sais pas, c’est juste une nécessité lancinante, irréversible, un besoin de mettre de l’ordre, de poser l’angoisse de mon esprit. D’une certaine façon cela me donne l’impression de l’extérioriser, l’objectiver, la regarder afin de me découvrir en elle. Je la regarde, elle me regarde, nos regards méfiants et admiratifs se croisent, on se découvre, on prend sens l’un pour l’autre. Mot à mot on se dévoile afin de mieux nous entendre, car il ne s’agit point de guérir, mais de vivre, cohabiter. C’est me paraître à moi et au monde, aux émotions miennes et étrangères, c’est devenir, se réaliser par mon tragique et salvateur narcissisme
Second Mouvement.
J’écris encore et encore, je force le style, tente d’atteindre cette passe qualitative a laquelle j’aspire tant, cette beauté intérieure de l’âme enfin saisie dans ses formes les plus simples, les plus intimes de ma propre condition. Comment oser me dévoiler ainsi, me porter nu face a vous, sans pour autant mourir de honte et de vanité ?
Note
C’est drôle, j’écris sans avoir d’histoire, je trace sans avoir de ligne directrice… Je ne sais pas ce que je fais ni pourquoi….Mais j’aimerais que cela touche, que cela reste ! Désir si prévisible, dispositions si habituelles…Mais à la différence de beaucoup je n’ai pas la prétention d’échapper a moi-même et a autrui, d’être libre de choisir mon bonheur…Conscience n’est pas bonheur, mais plus grand désarroi encore.